Tan largo me lo fiais

saintest66

Senior Member
français
Tan largo me lo fiais
Ya que estamos con Don Juan, me gustaría encontrar una hermosa traducción
para este desafío que tiene que sonar de forma contundente si se le quiere preservar el impacto irreverente e irredento. A la traducción de mi profesor Pierre Guenoun (ya me salió el nombre), aunque exacta, le falta el "panache" (será para otro enlace) del castellano.

Bien lointaine est votre échéance !
Tant que Dieu me prêtera vie,
je serai votre esclave.


Éste es el desafío. Messieurs, à vos plumes !
Yo, ya me cansé de buscar.
 
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  • saintest66

    Senior Member
    français
    En realidad, solo se trata de traducir la célebre apóstrofe de Don Juan, esta forma de sentimiento de eternidad algo cínica (en boca de Tirso) que remite a la forma como actúa la juventud convencida que tiene la ternidad para sí (y ¿ por qué no? digo yo).

    "Bien noble est votre confiance!"[/I] se aleja bastante de la aseveración confiada, llena de optimismo en cuanto al castigo que le representan amantes y amigos cuando tenga que verse las caras con Dios. Por eso, Bien lointaine est votre échéance ! está muy bien en cuanto a sentido, pero las resonancias francesas poco tienen que ver con las españolas en cuanto a gallardía (por "panache") del personaje.
    Un saludo
    PD Tampoco pega muy bien el "pour autant" que tiene el sentido en oración negativa de "no por ello, haré esto o lo otro"; en este caso sería más bien en francés moderno
    Aussi longtemps que je vivrai
    votre esclave resterai

    También es verdad que en un francés algo "arcaizante" se diría "autant que je vivrai" ; se comprende, claro, pero hoy suena un poco raro.
     

    Víctor Pérez

    Senior Member
    Español peninsular - Français
    Totalmente de acuerdo contigo, Saintest. Me he alejado mucho del alcance de la frase original... Solo espero que este primer intento rompa el hielo y anime a otros a que se atrevan. Ya sabemos que no es fácil.
     

    saintest66

    Senior Member
    français
    Premier envoi, mais je ne sais pas si je pourrai ajouter "À la fin de l'envoi, je touche".
    Mes ruminations me ramènent indéfectiblement à cette page bien défendue par sa quasi blancheur, raison pour laquelle Víctor a très bien fait de relancer le débat. Procédons par ordre: d'abord que nous faut-il montrer? Ensuite comment ? Étant entendu que la forme, ici, peut dire plus que le fond, et ne doit contrevenir à aucune des caractéristiques du personnage de Don Juan.
    1)
    - l'arrogance du Grand d'Espagne, un égal du roi, au-dessus des lois humaines, tellement qu'il en vient à vivre comme s'il était aussi au-dessus des lois divines.
    - l'impertinence tranquille de la force, du courage, de la fourberie, de l'intelligence
    - l'avidité compulsive du rapace combinée à un brin de "desengaño" toujours insatisfait
    - la suffisance amusée devant les représentations et remontrances respectueuses de ses "maîtresses" et amis qu'il écarte d'un souverain revers du bras et de la main
    - l'insouciance juvénile de qui a l'éternité devant lui
    - rébellion individuelle qui ne plie pas, même s'il a peur, devant Dieu; d'où le contre-sens ignorant de bien de metteurs en scène obligeant DJ à baisser la tête et se mettre à genoux dans la fameuse scène du Commandeur

    2)
    les termes choisis doivent évoquer cette combinaison si typiquement espagnole (et qui perdure pour notre plus grand plaisir) d'une forme populaire ("fiar" que les pauvres de ma génération, l'immense majorité, ont bien connue à leur plus grande honte souvent) et de cette simple évolution du "largo tiempo" très siècle d'or sous forme exclamative.

    Bien lointaine est votre échéance !
    Cette traduction de Pierre Guénoun, en son temps (¡!) l'un des plus fins connaisseurs et critiques du Siècle d'Or est parfaite pour le sens mais évoque plus les fins lettrés des cercles libertins du XVIIe français que les Cadets de Gascogne. Un premier écueil est que la structure interne du français (fréquence des prépositions, conjonctions… liée à une logique formelle tend à limer les aspérités, à relâcher la tension des phrases. De plus, le choix définitif dépendrait en premier lieu du parti pris de traduction qui respecterait une unité pour ce personnage, qui n'est que cela, un personnage, mais quel personnage! Ensuite, he bien ensuite, au taf! En vrac, je cite, surtout pour éliminer et baliser le chemin; n'hésitez pas à rire; ce sont des tirs d'approximations successives, je ne sais pas s'il me restera des cartouches.
    * Voilà une échéance généreuse !
    * Tout ce temps m'est accordé ?
    * Si loin! Vous m'en direz tant !
    * J'avoue un faible pour: Un jour … Mais c'est si loin un jour ! Son défaut majeur, c'est qu'elle évoque une forme de regret ou d'impatience plus Spleen de Paris canaille que voracité immédiate d'un Grand d'Espagne
    * Tout cela est bien loin!
    * Ce temps est bien loin !
    * Si loin ! Mais c'est l'éternité !
    * Si loin! Toute une éternité !
    * Tout ce crédit vous me donnez ?
    * Tout ce crédit m'est accordé ?
    * Un bien grand (long) crédit ! (terme, hélas, bien dévalorisé à nos oreilles)
    Stop ! un peu de repos!
     

    Athos de Tracia

    Senior Member
    français - France
    Mes ruminations me ramènent indéfectiblement à cette page bien défendue par sa quasi blancheur, raison pour laquelle Víctor a très bien fait de relancer le débat

    Estimado Saintest

    He pensado que las damas, damiselas y demás mosqueteras del foro se veían excluidas de tan noble desafío. :D

    Éste es el desafío. Messieurs, à vos plumes !



    Una modestísima propuesta al hilo de tus ideas:

    C’est me remettre bien loin!

    LOIN, Est aussi quelquefois adverbe de temps, et signifie un temps fort reculé de celuy dont on parle. Vous me parlez du temps du feu Roy, c'est parler de loin, c'est se souvenir de loin. vous remettez à me payer dans deux ans, c'est me remettre bien loin.
     

    saintest66

    Senior Member
    français
    Apreciado Athos. Tengo que confesar para mi mayor confusión que, inesperadamente, afloró hasta la consciencia esta abominación que tan bien apuntastes. Esa mancha indeleble quedará para siempre en mi historial. La única excusa (en su sentido casi original) de eludir será que lo hice "à mon insu de mon plein gré" que seguro os recuerda algo; menos mal, como gente de bien que somos, que solo calibramos a las personas por sus actos y no por sus palabras por más feas que sean. Y además confío en la gran mansedumbre de nuestras respetadísimas (¿será demasiado?) moderadoras. Y por cierto, tu propuesta realmente es un gran paso adelante en la vía del triunfo. Y creo que tendré que empezar una investigación en toda la regla (diccionarios, etc) en lugar de estrujarme el cerebro por tan malos garbanzos.
    Hasta pronto.
     
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