à cent quartiers / quartiers de viande

< Previous | Next >

yerberi

Senior Member
Turkish
Bonjour,

Pierre Michon décrit Goya visitant le palais du roi d'Espagne:

le tricorne est à la main ; des grandes fenêtres donc le jour ruisselle sur des tentures pourpre épais et d’autres armoriées, toutes les Flandres et toutes les Espagnes, les Flandres perdues mais là, les Grandes Indes perdues mais là, tout le bric-à-brac épique à cent quartiers dans quoi les rois s’assoient.
Ici, en disant "à cent quartiers", je crois qu'il parle du "degré d'ascendance noble", mais plus loin, il utilise une deuxième fois (?) l'expression "à quartiers", cette fois en parlant du "peintre-duc" auquel Vélasquez voulait s'équivaloir.

Le prince du Bon Retrait, le Sévillan taciturne, celui qui n’est plus que l’ombre d’un cyprès ou son de cloche dans les jardins du Buen Retiro, Vélasquez, dans les jardins du Buen Retiro se promenant, offrant sa défroque d’ici-bas à la fraîcheur du soir, il voulait s’équivaloir, aussi. Et son prince à lui, son Seigneur Retiré, c’était peut-être le peintre-duc des Flandres à quartiers de viande saignante et femmes si blanches emportées dans la Chute, si grasses jouissant de la Chute [...]
Est-ce qu'ici aussi, s'agit-il d'un degré?

Merci beaucoup
 
  • Bezoard

    Senior Member
    French - France
    N'empêche que la proximité des deux emplois de quartiers suggère un clin d'oeil. Est-ce que le peintre à acquis ses quartiers de noblesse en peignant des quartiers de viande ?
     

    yerberi

    Senior Member
    Turkish
    On ne peut pas parler de la proximité, vu qu'entre les deux, il y a sept pages, mais quand même, c'était ça que je soupçonnais.
     
    < Previous | Next >
    Top